Consulter l’avis public CMQ-66047 pour la tenue de l’audience publique concenant la demande de changement de nom de la Municipalité de la Paroisse de Disraeli                                                       Consulter l’avis public CMQ-66047 pour la tenue de l’audience publique concenant la demande de changement de nom de la Municipalité de la Paroisse de Disraeli

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Notre histoire

Les plus grandes difficultés d’ordre toponymique qui peuvent être observées à propos de cette municipalité résident sans doute dans les nombreuses graphies auxquelles son nom a donné lieu : Disraeli, Disraëli, Disraéli. D’abord érigée sous le statut de municipalité de Disraeli en 1882, variante graphique d’Israeli, dans certains textes officiels, cette entité municipale allait obtenir le statut de municipalité de paroisse en 1953. Dès 1969, le Répertoire géographique du Québec omet le tréma dans le nom de la municipalité. Cette dénomination, qui identifie à l’origine une petite gare et un bureau de poste, puis une municipalité sise à l’extrémité septentrionale du lac Aylmer, à environ 70 km au nord-est de Sherbrooke, rappelle la mémoire de l’homme d’État et écrivain britannique Benjamin Disraeli (1804-1881), premier ministre de l’Angleterre (1867-1868 et 1874-1880), membre du Parti conservateur, à qui le titre de lord et de 1er comte de Beaconsfield fut conféré par la reine Victoria en 1876.

Son père et son grand-père, par ailleurs, orthographiaient leur patronyme d’Israeli ou Israeli ce qui justifie la graphie utilisée lors de l’érection civile. Il faut noter que Disraeli, converti, a modifié l’orthographe de son patronyme, la forme D’Israeli utilisée par ses ancêtres dénotant trop une origine juive. Plusieurs documents du XIXe et du début du XXe siècles nomment lord Beaconsfield D’Israeli et, en conséquence, les hésitations graphiques s’expliquent aisément. En 1889, la paroisse de Sainte-Luce-de-Disraeli faisait l’objet d’une érection canonique, statut complété l’année suivante par celui de paroisse civile.

Pour sa part, le bureau de poste local, ouvert en 1881, portera le nom de Black Creek Lake de février à octobre de cette année-là, rappel de la présence du lac Noir au nord, avant de recevoir sa dénomination présente d’abord sous la forme de D’Israeli, puis de Disraéli. D’ailleurs, Black Creek fait allusion à une anse marécageuse du lac Aylmer près de laquelle s’est établi le village. Il s’est formé à la longue une sorte d’isthme par où passent le chemin de fer et la route, à l’extrémité nord du lac.

 Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d’un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d’un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.